{"id":18362,"date":"2026-04-16T14:36:47","date_gmt":"2026-04-16T13:36:47","guid":{"rendered":"https:\/\/solent-avocats.com\/guides\/droit-du-credit\/pret-entre-particuliers\/"},"modified":"2026-04-16T14:36:49","modified_gmt":"2026-04-16T13:36:49","slug":"loans-between-individuals","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/guides\/droit-du-credit\/pret-entre-particuliers\/","title":{"rendered":"Lending between individuals"},"content":{"rendered":"<p>Pr\u00eater de l&rsquo;argent \u00e0 un proche, \u00e0 un associ\u00e9, \u00e0 un locataire en difficult\u00e9, \u00e0 un ami qui n&rsquo;a pas acc\u00e8s au cr\u00e9dit bancaire : l&rsquo;op\u00e9ration para\u00eet simple, famili\u00e8re, presque domestique. Elle rel\u00e8ve pourtant du droit commun des contrats, et ce droit la traite avec une rigueur que beaucoup de pr\u00eateurs ne d\u00e9couvrent qu&rsquo;au moment o\u00f9 il faut r\u00e9cup\u00e9rer les fonds. Preuve exig\u00e9e d\u00e8s 1 500 \u20ac, r\u00e9gime de l&rsquo;usure applicable, d\u00e9claration fiscale obligatoire au-del\u00e0 de 5 000 \u20ac, sanction de l&#8217;empi\u00e8tement sur le monopole bancaire, risque de requalification en donation en famille : chacun de ces points peut faire \u00e9chouer le recouvrement d&rsquo;une cr\u00e9ance parfaitement l\u00e9gitime.<\/p>\n<p>Ce guide s&rsquo;adresse \u00e0 l&#8217;emprunteur comme au pr\u00eateur. Il ne promet pas une souplesse illusoire \u2014 le pr\u00eat entre particuliers est moins encadr\u00e9 que le cr\u00e9dit \u00e0 la consommation, mais il l&rsquo;est davantage qu&rsquo;on ne le croit. Nous en exposons la nature juridique, la forme \u00e0 respecter, les clauses \u00e0 faire figurer dans le contrat, la mani\u00e8re de v\u00e9rifier le taux, les obligations fiscales, les techniques pour s\u00e9curiser le remboursement, et ce qu&rsquo;il faut savoir lorsque le d\u00e9biteur ne paie pas.<\/p>\n<h2 id=\"definition\">Un contrat r\u00e9el du Code civil<\/h2>\n<p>Le pr\u00eat entre particuliers n&rsquo;est pas une figure \u00e0 part. C&rsquo;est un <strong>consumer loan<\/strong> au sens de l&rsquo;article 1892 du Code civil : <em>\u00ab Le pr\u00eat de consommation est un contrat par lequel l&rsquo;une des parties livre \u00e0 l&rsquo;autre une certaine quantit\u00e9 de choses qui se consomment par l&rsquo;usage, \u00e0 la charge pour cette derni\u00e8re de lui en rendre autant de m\u00eame esp\u00e8ce et qualit\u00e9. \u00bb<\/em> Le texte vise d&rsquo;abord les choses consomptibles ; l&rsquo;argent y occupe une place centrale, puisqu&rsquo;il s&rsquo;use par d\u00e9pense. L&#8217;emprunteur, pr\u00e9cise l&rsquo;article 1893, <em>\u00ab devient propri\u00e9taire \u00bb<\/em> de la somme remise : la monnaie pr\u00eat\u00e9e entre dans son patrimoine, elle y perd son individualit\u00e9, et c&rsquo;est la raison pour laquelle il en doit la restitution en valeur nominale (article 1895).<\/p>\n<aside class=\"encadre\">\n<div class=\"encadre-title\">Article 1892 du Code civil<\/div>\n<p>\u00ab Le pr\u00eat de consommation est un contrat par lequel l&rsquo;une des parties livre \u00e0 l&rsquo;autre une certaine quantit\u00e9 de choses qui se consomment par l&rsquo;usage, \u00e0 la charge pour cette derni\u00e8re de lui en rendre autant de m\u00eame esp\u00e8ce et qualit\u00e9. \u00bb<\/p>\n<\/aside>\n<h3>Un contrat r\u00e9el : la remise fait le pr\u00eat<\/h3>\n<p>La particularit\u00e9 du pr\u00eat de consommation est sa nature <strong>real<\/strong>. Contrairement \u00e0 la plupart des contrats, qui se forment par le seul consentement, le pr\u00eat de l&rsquo;article 1892 ne na\u00eet qu&rsquo;au moment o\u00f9 les fonds sont effectivement remis. Avant la remise, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une promesse de pr\u00eater ; la promesse peut donner lieu \u00e0 des dommages et int\u00e9r\u00eats si elle est rompue de mauvaise foi, mais elle ne cr\u00e9e pas l&rsquo;obligation de rendre.<\/p>\n<p>La 1re chambre civile a pris soin, le 29 juin 2022 (n\u00b0 21-15.082), de limiter cette qualification : le pr\u00eat consenti par un <em>professionnel du cr\u00e9dit<\/em> n&rsquo;est pas un contrat r\u00e9el, parce que la loi sp\u00e9ciale du cr\u00e9dit \u00e0 la consommation l&rsquo;organise comme un contrat consensuel, avec offre et acceptation formalis\u00e9es. A contrario, le pr\u00eat entre particuliers reste int\u00e9gralement soumis \u00e0 l&rsquo;article 1892 : <strong>sans remise prouv\u00e9e, pas de pr\u00eat.<\/strong> Ce point a des cons\u00e9quences pratiques consid\u00e9rables. Le pr\u00eateur qui n&rsquo;a pas gard\u00e9 la trace du virement, du ch\u00e8que ou du versement en esp\u00e8ces aura toutes les peines du monde \u00e0 obtenir la condamnation de l&#8217;emprunteur, m\u00eame s&rsquo;il existe un \u00e9crit sign\u00e9 des deux parties.<\/p>\n<h3>Un contrat unilat\u00e9ral<\/h3>\n<p>Le pr\u00eat de consommation est en outre un contrat <strong>unilat\u00e9ral<\/strong> : seul l&#8217;emprunteur est tenu d&rsquo;une obligation (la restitution). Cette particularit\u00e9 \u00e9claire la diff\u00e9rence entre le contrat de pr\u00eat sign\u00e9 par les deux parties et la simple <strong>acknowledgement of debt<\/strong>, qui peut n&rsquo;\u00eatre sign\u00e9e que par l&#8217;emprunteur. L&rsquo;une et l&rsquo;autre font preuve de l&rsquo;op\u00e9ration ; mais la reconnaissance de dette emprunte, en outre, \u00e0 l&rsquo;article 1376 du Code civil des exigences de mention manuscrite (somme en chiffres et en lettres) qu&rsquo;il est imprudent de n\u00e9gliger. Notre <a href=\"\/en\/guide-droit-du-credit\/acknowledgement-of-debt\/\">guide reconnaissance de dette<\/a> en d\u00e9taille le formalisme.<\/p>\n<h2 id=\"monopole\">Le monopole bancaire et ses limites<\/h2>\n<p>La question revient \u00e0 chaque dossier : un particulier a-t-il le droit de pr\u00eater de l&rsquo;argent ? La r\u00e9ponse tient en deux articles du Code mon\u00e9taire et financier. L&rsquo;article L. 511-5 interdit \u00e0 toute personne autre qu&rsquo;un \u00e9tablissement de cr\u00e9dit <em>\u00ab d&rsquo;effectuer des op\u00e9rations de banque \u00e0 titre habituel \u00bb<\/em>. L&rsquo;article L. 313-1 d\u00e9finit l&rsquo;op\u00e9ration de cr\u00e9dit comme <em>\u00ab tout acte par lequel une personne agissant \u00e0 titre on\u00e9reux met ou promet de mettre des fonds \u00e0 la disposition d&rsquo;une autre personne \u00bb<\/em>. De ces deux textes combin\u00e9s, on d\u00e9duit la r\u00e8gle pratique : <strong>un particulier peut pr\u00eater, y compris \u00e0 titre on\u00e9reux, tant qu&rsquo;il ne le fait pas \u00e0 titre habituel.<\/strong><\/p>\n<p>Le mot p\u00e8se lourd. L&rsquo;<em>habit<\/em> ne d\u00e9pend pas d&rsquo;un seuil chiffr\u00e9 \u2014 la loi ne dit pas \u00ab \u00e0 partir de trois pr\u00eats \u00bb ni \u00ab au-del\u00e0 de X euros \u00bb. Elle se caract\u00e9rise par la r\u00e9p\u00e9tition, l&rsquo;organisation et la recherche syst\u00e9matique de b\u00e9n\u00e9fices. Un parent qui pr\u00eate une fois \u00e0 son enfant ou \u00e0 son voisin n&rsquo;exerce pas une activit\u00e9 bancaire. En revanche, un particulier qui multiplie les pr\u00eats r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s \u00e0 des inconnus, qui se pr\u00e9sente publiquement comme pr\u00eateur, ou qui anime un r\u00e9seau organis\u00e9, empi\u00e8te sur le monopole bancaire et s&rsquo;expose aux sanctions de l&rsquo;article L. 571-3 du Code mon\u00e9taire et financier (trois ans d&#8217;emprisonnement, 375 000 \u20ac d&rsquo;amende) ainsi qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;action civile des \u00e9tablissements l\u00e9s\u00e9s (Cass. com., 15 janv. 2020, n\u00b0 17-27.778).<\/p>\n<p>Les plateformes en ligne de \u00ab pr\u00eat entre particuliers \u00bb (Younited, Finfrog, Floa\u2026) contournent la difficult\u00e9 en \u00e9tant elles-m\u00eames agr\u00e9\u00e9es comme \u00e9tablissements de cr\u00e9dit ou de paiement. Elles ne r\u00e9alisent donc pas, juridiquement, une mise en relation de particuliers au sens strict : elles consentent un cr\u00e9dit bancaire classique, adoss\u00e9 \u00e0 des investisseurs. Cette nuance \u00e9chappe souvent aux visiteurs des SERP, qui cherchent un pr\u00eat entre particuliers par m\u00e9fiance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des banques et qui tombent, in fine, sur des produits bancaires.<\/p>\n<h2 id=\"forme\">Forme et preuve du contrat<\/h2>\n<p>Le pr\u00eat entre particuliers est un contrat consensuel pour sa validit\u00e9 \u2014 aucune forme solennelle n&rsquo;est impos\u00e9e \u2014, mais sa preuve est verrouill\u00e9e par l&rsquo;article 1359 du Code civil. Au-del\u00e0 d&rsquo;un seuil fix\u00e9 par d\u00e9cret \u00e0 <strong>1 500 \u20ac<\/strong>, <em>\u00ab l&rsquo;acte juridique portant sur une somme ou une valeur exc\u00e9dant un montant fix\u00e9 par d\u00e9cret doit \u00eatre prouv\u00e9 par \u00e9crit sous signature priv\u00e9e ou authentique \u00bb<\/em>. Le texte ajoute que le demandeur <em>\u00ab ne peut \u00eatre admis \u00e0 la preuve par t\u00e9moins \u00bb<\/em>, ni \u00e0 prouver outre ou contre le contenu des actes.<\/p>\n<aside class=\"encadre\">\n<div class=\"encadre-title\">Article 1359 of the Civil Code<\/div>\n<p>\u00ab L&rsquo;acte juridique portant sur une somme ou une valeur exc\u00e9dant un montant fix\u00e9 par d\u00e9cret doit \u00eatre prouv\u00e9 par \u00e9crit sous signature priv\u00e9e ou authentique. Il ne peut \u00eatre prouv\u00e9 outre ou contre un \u00e9crit \u00e9tablissant un acte juridique, m\u00eame si la somme ou la valeur n&rsquo;exc\u00e8de pas ce montant, que par un autre \u00e9crit sous signature priv\u00e9e ou authentique. \u00bb<\/p>\n<\/aside>\n<h3>Le couperet de la preuve \u00e9crite<\/h3>\n<p>La Cour de cassation n&rsquo;est jamais complaisante sur ce point. La 1re chambre civile a rappel\u00e9, le 10 janvier 2024 (n\u00b0 22-10.278), que le pr\u00eateur qui \u00e9choue \u00e0 d\u00e9montrer l&rsquo;existence du contrat de pr\u00eat <strong>ne peut pas pallier sa carence par l&rsquo;exercice subsidiaire d&rsquo;une action fond\u00e9e sur l&rsquo;enrichissement sans cause<\/strong>. La r\u00e8gle est radicale : si le pr\u00eat d\u00e9passe 1 500 \u20ac et si le pr\u00eateur n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e9crit, il peut dire adieu \u00e0 sa cr\u00e9ance, m\u00eame s&rsquo;il produit des attestations, m\u00eame si le virement appara\u00eet sur un relev\u00e9 bancaire. Le seul \u00e9crit admissible est un acte sous signature priv\u00e9e ou authentique sign\u00e9 par le d\u00e9biteur (ou par les deux parties s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un contrat de pr\u00eat stricto sensu).<\/p>\n<p>Deux remarques pratiques. D&rsquo;abord, la r\u00e8gle joue m\u00eame si le solde restant d\u00fb descend en dessous de 1 500 \u20ac : c&rsquo;est le montant initial qui fixe l&rsquo;exigence de preuve. Ensuite, elle joue m\u00eame si le pr\u00eateur limite volontairement sa demande \u00e0 une somme inf\u00e9rieure au seuil ; il ne peut pas contourner l&rsquo;article 1359 par un simple d\u00e9coupage de sa cr\u00e9ance.<\/p>\n<h3>Les trois degr\u00e9s de force probante<\/h3>\n<p>L&rsquo;\u00e9crit peut prendre trois formes, qui se distinguent par leur force probante et par les effets proc\u00e9duraux qu&rsquo;elles entra\u00eenent.<\/p>\n<table class=\"comparatif\">\n<thead>\n<tr>\n<th>Shape<\/th>\n<th>Evidential value<\/th>\n<th>Enforceable title<\/th>\n<th>Co\u00fbt indicatif<\/th>\n<\/tr>\n<\/thead>\n<tbody>\n<tr>\n<td><strong>Acte sous seing priv\u00e9<\/strong><\/td>\n<td>Preuve du contrat, mais le d\u00e9biteur peut contester sa signature<\/td>\n<td>Non \u2014 un proc\u00e8s est n\u00e9cessaire<\/td>\n<td>Gratuit<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Acte d&rsquo;avocat<\/strong> (art. 66-3-1 loi du 31 d\u00e9c. 1971)<\/td>\n<td>L&rsquo;avocat atteste avoir \u00e9clair\u00e9 les parties ; le d\u00e9biteur ne peut plus contester la signature ni pr\u00e9tendre \u00e0 l&rsquo;absence de consentement \u00e9clair\u00e9<\/td>\n<td>Non \u2014 un proc\u00e8s reste n\u00e9cessaire<\/td>\n<td>Honoraires mod\u00e9r\u00e9s<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td><strong>Authentic deed<\/strong> notarized<\/td>\n<td>Foi jusqu&rsquo;\u00e0 inscription de faux<\/td>\n<td>Oui, s&rsquo;il est rev\u00eatu de la formule ex\u00e9cutoire et qu&rsquo;il contient les \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;\u00e9valuation de la cr\u00e9ance (art. L. 111-3 et L. 111-6 CPCE)<\/td>\n<td>\u00c9moluments notariaux proportionnels<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le choix n&rsquo;est pas cosm\u00e9tique. L&rsquo;acte notari\u00e9 dispense, en cas d&rsquo;impay\u00e9, du passage devant un juge : le pr\u00eateur peut faire pratiquer directement une saisie par commissaire de justice. L&rsquo;acte d&rsquo;avocat ne dispense pas du proc\u00e8s mais retire \u00e0 l&#8217;emprunteur l&rsquo;essentiel de ses moyens de contestation sur la forme. L&rsquo;acte sous seing priv\u00e9, enfin, reste la solution la plus fr\u00e9quente en famille ou entre amis \u2014 \u00e0 condition d&rsquo;\u00eatre soigneusement r\u00e9dig\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"clauses\">Les clauses essentielles du contrat<\/h2>\n<p>Un bon contrat de pr\u00eat entre particuliers ne s&rsquo;improvise pas. Les formulaires CERFA mis \u00e0 disposition par l&rsquo;administration suffisent pour les op\u00e9rations tr\u00e8s simples, mais ils ne traitent ni le rang de paiement, ni la d\u00e9ch\u00e9ance du terme, ni la clause r\u00e9solutoire, ni l&rsquo;articulation avec d&rsquo;\u00e9ventuelles garanties. Pour tout pr\u00eat d&rsquo;un montant significatif (au-del\u00e0 de quelques milliers d&rsquo;euros) ou pr\u00e9sentant une particularit\u00e9 (sch\u00e9ma de d\u00e9blocage atypique, frais annexes, remboursement in fine, garantie sur un immeuble ou des parts sociales), la r\u00e9daction par un professionnel se justifie.<\/p>\n<h3>Identification compl\u00e8te des parties<\/h3>\n<p>Le contrat identifie le pr\u00eateur et l&#8217;emprunteur selon les exigences de l&rsquo;article 54 du Code de proc\u00e9dure civile : pour une personne physique, nom, pr\u00e9noms, date et lieu de naissance, profession, domicile, nationalit\u00e9 ; pour une personne morale, forme, d\u00e9nomination, si\u00e8ge social, num\u00e9ro d&rsquo;immatriculation, repr\u00e9sentant l\u00e9gal. Cette pr\u00e9cision n&rsquo;est pas une coquetterie : elle conditionne la recevabilit\u00e9 de toute action ult\u00e9rieure en recouvrement, et \u00e9vite les incidents de signification.<\/p>\n<h3>Caract\u00e9ristiques \u00e9conomiques<\/h3>\n<p>Le contrat doit indiquer le <strong>montant en principal<\/strong>the <strong>date et les modalit\u00e9s de mise \u00e0 disposition des fonds<\/strong> (versement en une seule fois ou par tranches, moyen de paiement, identit\u00e9 du destinataire effectif si les sommes transitent par un tiers), la <strong>duration<\/strong>the <strong>interest rate<\/strong> s&rsquo;il y en a un \u2014 nominal et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, effectif global \u2014, la <strong>p\u00e9riodicit\u00e9 des \u00e9ch\u00e9ances<\/strong>, leur <strong>amount<\/strong> et leur <strong>date<\/strong>, le caract\u00e8re <em>depreciable<\/em> or <em>in fine<\/em> du pr\u00eat, et les <strong>modalit\u00e9s de remboursement anticip\u00e9<\/strong>. Chaque clause que vous omettez laissera au juge un blanc \u00e0 combler, parfois au d\u00e9triment du pr\u00eateur.<\/p>\n<h3>D\u00e9ch\u00e9ance du terme et exigibilit\u00e9 anticip\u00e9e<\/h3>\n<p>La <strong>clause de d\u00e9ch\u00e9ance du terme<\/strong> permet au pr\u00eateur d&rsquo;exiger imm\u00e9diatement le remboursement de la totalit\u00e9 en cas d&rsquo;incident (impay\u00e9, d\u00e9faut d&rsquo;information, ouverture d&rsquo;une proc\u00e9dure collective). Sans cette clause, le pr\u00eateur est contraint d&rsquo;attendre chaque \u00e9ch\u00e9ance et de les r\u00e9clamer une \u00e0 une. Elle doit \u00eatre r\u00e9dig\u00e9e avec pr\u00e9cision \u2014 la 1re chambre civile veille strictement \u00e0 la proportionnalit\u00e9 entre le manquement et la sanction, et refuse la d\u00e9ch\u00e9ance automatique sur un incident mineur. Notre <a href=\"\/en\/guide-droit-du-credit\/expiry-of-term\/\">guide to accelerated payment<\/a> d\u00e9taille le m\u00e9canisme et son contentieux.<\/p>\n<h2 id=\"taux\">Int\u00e9r\u00eats et taux d&rsquo;usure<\/h2>\n<p>Un pr\u00eat entre particuliers peut \u00eatre gratuit ou \u00e0 int\u00e9r\u00eat. L&rsquo;article 1905 du Code civil reconna\u00eet la lic\u00e9it\u00e9 de la stipulation d&rsquo;int\u00e9r\u00eats, et l&rsquo;article 1907 pr\u00e9cise que <em>\u00ab l&rsquo;int\u00e9r\u00eat est l\u00e9gal ou conventionnel \u00bb<\/em>. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat conventionnel doit \u00eatre <strong>fix\u00e9 par \u00e9crit<\/strong> \u2014 c&rsquo;est l\u00e0, encore, une r\u00e8gle de validit\u00e9, pas de preuve. Le pr\u00eat dont le taux n&rsquo;est pas \u00e9crit porte int\u00e9r\u00eats au seul taux l\u00e9gal, quand il en porte.<\/p>\n<h3>Le plafond de l&rsquo;usure<\/h3>\n<p>Qu&rsquo;il soit consenti par une banque ou par un particulier, le pr\u00eat d&rsquo;argent est soumis \u00e0 la l\u00e9gislation sur l&rsquo;usure. Les articles L. 314-6 \u00e0 L. 314-9 et R. 314-4 du Code de la consommation, auxquels renvoient les articles L. 313-5 \u00e0 L. 313-5-2 et D. 313-2 du Code mon\u00e9taire et financier, d\u00e9finissent le taux d&rsquo;usure comme le taux effectif global maximal au-del\u00e0 duquel un pr\u00eat est consid\u00e9r\u00e9 comme usuraire. La Banque de France publie trimestriellement, au Journal officiel, plusieurs seuils distincts selon le type d&rsquo;op\u00e9ration (pr\u00eat personnel, cr\u00e9dit immobilier, d\u00e9couvert, cr\u00e9dit d&rsquo;exploitation\u2026). Le pr\u00eateur priv\u00e9 est tenu, avant de fixer son taux, de v\u00e9rifier dans quelle cat\u00e9gorie se range son pr\u00eat puis de se maintenir en de\u00e7\u00e0 du plafond applicable. Cette v\u00e9rification seule rend n\u00e9cessaire, dans beaucoup de dossiers, l&rsquo;intervention d&rsquo;un conseil.<\/p>\n<p>La sanction n&rsquo;est pas symbolique. Les perceptions excessives sont <strong>imput\u00e9es de plein droit sur les int\u00e9r\u00eats normaux, puis subsidiairement sur le capital<\/strong> (article L. 341-50 du Code de la consommation). Un pr\u00eateur usuraire voit ainsi sa cr\u00e9ance \u00e9rod\u00e9e, parfois compl\u00e8tement \u00e9teinte, sans que l&#8217;emprunteur ait \u00e0 demander quoi que ce soit. Sur le plan p\u00e9nal, le pr\u00eat usuraire consenti \u00e0 titre habituel expose son auteur \u00e0 deux ans d&#8217;emprisonnement et 300 000 \u20ac d&rsquo;amende (article L. 341-50 du Code de la consommation).<\/p>\n<h3>TEG, TAEG et frais annexes<\/h3>\n<p>Le taux retenu pour appr\u00e9cier l&rsquo;usure n&rsquo;est pas le taux nominal mais le <strong>overall effective rate<\/strong> (TEG) ou, pour les cr\u00e9dits destin\u00e9s aux consommateurs, le <strong>taux annuel effectif global<\/strong> (TAEG). Ces taux int\u00e8grent tous les frais obligatoires impos\u00e9s au d\u00e9biteur : frais de dossier, co\u00fbt de l&rsquo;assurance rendue obligatoire, frais de garantie, commissions. La m\u00e9thode de calcul est pr\u00e9cis\u00e9e aux articles R. 314-1 \u00e0 R. 314-4 du Code de la consommation. En pratique, la plupart des pr\u00eats priv\u00e9s simples n&rsquo;ont pas de frais annexes, et le TEG se confond avec le taux nominal. Mais d\u00e8s qu&rsquo;un pr\u00eat comporte une assurance adoss\u00e9e ou des frais de mise en place, le calcul devient technique et le risque de d\u00e9passement involontaire du seuil d&rsquo;usure augmente sensiblement.<\/p>\n<h2 id=\"fiscal\">Le r\u00e9gime fiscal du pr\u00eat priv\u00e9<\/h2>\n<p>L&rsquo;absence de banquier n&rsquo;exon\u00e8re pas de l&rsquo;administration fiscale. Deux formalit\u00e9s m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre connues.<\/p>\n<h3>La d\u00e9claration obligatoire au-del\u00e0 de 5 000 \u20ac<\/h3>\n<p>L&rsquo;article 242 ter du Code g\u00e9n\u00e9ral des imp\u00f4ts impose \u00e0 toute personne qui consent ou qui b\u00e9n\u00e9ficie d&rsquo;un pr\u00eat dont le montant en principal exc\u00e8de <strong>5 000 \u20ac<\/strong> d&rsquo;en d\u00e9clarer l&rsquo;existence \u00e0 l&rsquo;administration fiscale au moyen du formulaire <strong>CERFA n\u00b0 2062<\/strong>. La d\u00e9claration est d\u00e9pos\u00e9e au m\u00eame moment que la d\u00e9claration de revenus de l&rsquo;ann\u00e9e au cours de laquelle le contrat a \u00e9t\u00e9 conclu. L&rsquo;omission expose \u00e0 une amende de 150 \u20ac par d\u00e9claration manquante, port\u00e9e \u00e0 1 500 \u20ac en cas de r\u00e9cidive, en application de l&rsquo;article 1740 A du m\u00eame code.<\/p>\n<p>Cette formalit\u00e9 est r\u00e9guli\u00e8rement ignor\u00e9e en famille. C&rsquo;est une erreur. En cas de contr\u00f4le, l&rsquo;absence de d\u00e9claration ne convertit pas automatiquement le pr\u00eat en donation, mais elle donne \u00e0 l&rsquo;administration un angle d&rsquo;attaque : elle peut, en combinant avec l&rsquo;absence d&rsquo;\u00e9crit, requalifier le versement en lib\u00e9ralit\u00e9 taxable aux droits de mutation. Le m\u00eame risque existe devant le juge familial, en cas de divorce ou de succession, quand l&#8217;emprunteur ou ses h\u00e9ritiers contestent la nature pr\u00eat de la somme re\u00e7ue.<\/p>\n<h3>L&rsquo;enregistrement volontaire<\/h3>\n<p>L&rsquo;article 680 du Code g\u00e9n\u00e9ral des imp\u00f4ts soumet l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un acte innomm\u00e9 \u00e0 un droit fixe de <strong>125 \u20ac<\/strong>. Cette formalit\u00e9 n&rsquo;est pas obligatoire, mais elle conf\u00e8re au contrat de pr\u00eat une <strong>certain date<\/strong> opposable aux tiers, ce qui peut s&rsquo;av\u00e9rer pr\u00e9cieux dans un contentieux familial ou en cas de proc\u00e9dure collective du d\u00e9biteur. Elle co\u00fbte peu et s\u00e9curise beaucoup.<\/p>\n<h3>Imposition des int\u00e9r\u00eats<\/h3>\n<p>Les int\u00e9r\u00eats per\u00e7us par le pr\u00eateur sont imposables comme des revenus de capitaux mobiliers. Depuis 2018, ils sont soumis au pr\u00e9l\u00e8vement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d&rsquo;imp\u00f4t sur le revenu et 17,2 % de pr\u00e9l\u00e8vements sociaux), sauf option pour le bar\u00e8me progressif. Le pr\u00eateur doit les faire figurer dans sa d\u00e9claration de revenus ; l&#8217;emprunteur, quant \u00e0 lui, ne peut pas les d\u00e9duire, sauf s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un pr\u00eat affect\u00e9 \u00e0 un investissement professionnel pour lequel des r\u00e8gles particuli\u00e8res jouent.<\/p>\n<h2 id=\"garanties\">Anticiper le recouvrement : garanties et s\u00e9curisations<\/h2>\n<p>Le pr\u00eateur avis\u00e9 pr\u00e9pare le recouvrement au moment m\u00eame de la signature, pas au jour du premier impay\u00e9. <em>Si vis pacem, para bellum<\/em> : l&rsquo;adage vaut sp\u00e9cialement pour le pr\u00eat priv\u00e9, o\u00f9 la souplesse de la formation du contrat contraste avec la difficult\u00e9 de l&rsquo;ex\u00e9cution forc\u00e9e.<\/p>\n<h3>Garanties personnelles<\/h3>\n<p>La <strong>security deposit<\/strong> est la garantie la plus fr\u00e9quente : un tiers (souvent un parent, un conjoint, un associ\u00e9) s&rsquo;engage \u00e0 payer \u00e0 la place de l&#8217;emprunteur d\u00e9faillant. La caution doit \u00eatre r\u00e9dig\u00e9e avec soin \u2014 mention manuscrite, information annuelle, proportionnalit\u00e9 de l&rsquo;engagement \u2014 sous peine de nullit\u00e9 ou d&rsquo;inopposabilit\u00e9. Notre <a href=\"\/en\/guide-suretes-garanties\/surety-bond\/\">bonding guide<\/a> en d\u00e9taille les conditions.<\/p>\n<h3>Garanties r\u00e9elles<\/h3>\n<p>Lorsque l&#8217;emprunteur est propri\u00e9taire d&rsquo;un immeuble, le pr\u00eateur peut exiger la constitution d&rsquo;une <strong>conventional mortgage<\/strong>. Cette s\u00fbret\u00e9 doit imp\u00e9rativement \u00eatre constitu\u00e9e par acte notari\u00e9 (article 2409 du Code civil) et publi\u00e9e au service de la publicit\u00e9 fonci\u00e8re. Un \u00e9crit sous seing priv\u00e9 qui \u00ab affecte \u00bb un immeuble en garantie n&#8217;emporte aucune s\u00fbret\u00e9 \u2014 c&rsquo;est une pr\u00e9caution illusoire. Si l&rsquo;immeuble est d\u00e9j\u00e0 grev\u00e9, il faut aussi analyser le rang : une inscription de second rang sur un bien largement hypoth\u00e9qu\u00e9 n&rsquo;offre aucune protection r\u00e9elle. Notre <a href=\"\/en\/guide-suretes-garanties\/mortgage\/\">guide hypoth\u00e8que<\/a> expose le r\u00e9gime complet.<\/p>\n<p>Lorsque l&#8217;emprunteur d\u00e9tient des parts sociales, le <strong>nantissement de parts<\/strong> est une voie classique, r\u00e9gie par les articles 2355 et suivants du Code civil et par les dispositions particuli\u00e8res du Code de commerce. Il suppose une inscription au registre du commerce et des soci\u00e9t\u00e9s pour \u00eatre opposable.<\/p>\n<h3>S\u00e9curisations non patrimoniales<\/h3>\n<p>Au-del\u00e0 des s\u00fbret\u00e9s, le pr\u00eateur avis\u00e9 exige, au moment du pr\u00eat, les <strong>justificatifs de solvabilit\u00e9<\/strong> du d\u00e9biteur : bulletins de salaire r\u00e9cents, avis d&rsquo;imposition, relev\u00e9s bancaires des trois derniers mois, \u00e9tat des cr\u00e9dits en cours, attestation de non-fichage \u00e0 la Banque de France (FICP et FCC). Il s&rsquo;assure ainsi que l&#8217;emprunteur n&rsquo;est pas d\u00e9j\u00e0 en surendettement et qu&rsquo;il dispose d&rsquo;un revenu saisissable en cas d&rsquo;impay\u00e9. Il veille enfin \u00e0 conna\u00eetre l&rsquo;<strong>identit\u00e9 de l&#8217;employeur<\/strong> \u2014 information pr\u00e9cieuse pour pr\u00e9parer, en dernier ressort, une saisie des r\u00e9mun\u00e9rations.<\/p>\n<h2 id=\"contentieux\">Contentieux et d\u00e9fense du pr\u00eateur<\/h2>\n<p>L&rsquo;impay\u00e9 n&rsquo;est jamais une bonne nouvelle, mais il n&rsquo;est pas une fatalit\u00e9. Le pr\u00eateur dispose, dans l&rsquo;ordre, de plusieurs voies.<\/p>\n<h3>Formal notice<\/h3>\n<p>Le premier geste est la <strong>formal notice<\/strong> adress\u00e9e par lettre recommand\u00e9e avec accus\u00e9 de r\u00e9ception (ou, mieux, par acte de commissaire de justice). Elle fait courir les int\u00e9r\u00eats moratoires (article 1344-1 du Code civil) et ouvre la voie \u00e0 l&rsquo;action judiciaire. Notre <a href=\"\/en\/guide-procedure-civile\/formal-notice\/\">guide mise en demeure<\/a> en d\u00e9taille la r\u00e9daction et les effets.<\/p>\n<h3>L&rsquo;injonction de payer ou l&rsquo;assignation au fond<\/h3>\n<p>Deux voies s&rsquo;offrent au pr\u00eateur en possession d&rsquo;un \u00e9crit. L&rsquo;<strong>order for payment<\/strong> est une proc\u00e9dure rapide et peu co\u00fbteuse, adapt\u00e9e aux cr\u00e9ances certaines, liquides et exigibles. Le juge rend une ordonnance sur requ\u00eate ; en cas d&rsquo;opposition, l&rsquo;affaire bascule vers une proc\u00e9dure contentieuse classique. L&rsquo;<strong>writ of summons<\/strong> devant le tribunal judiciaire (ou le tribunal de commerce si l&#8217;emprunteur est commer\u00e7ant) est n\u00e9cessaire d\u00e8s que la cr\u00e9ance pr\u00e9sente une difficult\u00e9 \u2014 contestation sur le montant, clause litigieuse, d\u00e9bat sur les int\u00e9r\u00eats, usure all\u00e9gu\u00e9e.<\/p>\n<h3>Compulsory execution<\/h3>\n<p>Une fois le titre ex\u00e9cutoire obtenu (ordonnance d&rsquo;injonction de payer non frapp\u00e9e d&rsquo;opposition, jugement pass\u00e9 en force de chose jug\u00e9e, ou acte notari\u00e9 rev\u00eatu de la formule ex\u00e9cutoire), le pr\u00eateur peut faire proc\u00e9der aux mesures d&rsquo;ex\u00e9cution classiques : <strong>attachment of earnings<\/strong>, <strong>attachment<\/strong> des comptes bancaires, <strong>foreclosure<\/strong> de meubles, ou <strong>foreclosure<\/strong> si un bien immobilier est identifi\u00e9. Le choix de la mesure d\u00e9pend du patrimoine du d\u00e9biteur et de la rapidit\u00e9 attendue.<\/p>\n<h3>Le risque d&rsquo;un surendettement<\/h3>\n<p>Un d\u00e9biteur confront\u00e9 \u00e0 un cumul de dettes peut solliciter l&rsquo;ouverture d&rsquo;une proc\u00e9dure de surendettement aupr\u00e8s de la commission de la Banque de France (articles L. 711-1 et s. du Code de la consommation). La dette issue d&rsquo;un pr\u00eat priv\u00e9 y est int\u00e9gr\u00e9e comme n&rsquo;importe quelle autre dette civile. Elle peut \u00eatre r\u00e9\u00e9chelonn\u00e9e, r\u00e9duite, voire effac\u00e9e en cas de r\u00e9tablissement personnel. Le pr\u00eateur doit d\u00e9clarer sa cr\u00e9ance dans le d\u00e9lai imparti, \u00e0 peine de forclusion. Notre <a href=\"\/en\/guide-droit-du-credit\/over-indebtedness\/\">over-indebtedness guide<\/a> en expose le d\u00e9roul\u00e9 complet.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le pr\u00eat entre particuliers est un contrat par lequel une personne remet une somme d&rsquo;argent \u00e0 une autre, \u00e0 charge pour celle-ci de la lui restituer (article 1892 du Code civil). Plus souple que le cr\u00e9dit bancaire, il reste encadr\u00e9 par le droit commun des contrats, par l&rsquo;exigence de la preuve \u00e9crite au-del\u00e0 de 1 500 \u20ac, par la l\u00e9gislation sur l&rsquo;usure et par un r\u00e9gime fiscal propre. Mal pr\u00e9par\u00e9, il expose le pr\u00eateur \u00e0 l&rsquo;impossibilit\u00e9 m\u00eame de d\u00e9montrer l&rsquo;existence de sa cr\u00e9ance.<\/p>","protected":false},"author":0,"featured_media":0,"parent":18289,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"page-templates\/template-guide-enfant.php","meta":{"footnotes":""},"solent_domaine":[411,438],"class_list":["post-18362","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/18362","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18362"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/18362\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":18363,"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/18362\/revisions\/18363"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/18289"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18362"}],"wp:term":[{"taxonomy":"solent_domaine","embeddable":true,"href":"https:\/\/solent-avocats.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/solent_domaine?post=18362"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}