Votre entreprise est victime d’une fraude
Faux ordres de virement, usurpation d’identité d’un fournisseur, détournement de fonds par un mandataire, surfacturation systématique par un prestataire. Les fraudes entre professionnels ne manquent pas de variantes, mais leur point commun est le préjudice financier qu’elles infligent et la nécessité d’agir vite pour préserver les preuves.
Le droit offre plusieurs voies d’action selon la nature des faits : plainte pénale pour escroquerie ou abus de confiance, action civile en réparation du préjudice, action en concurrence déloyale lorsque la fraude émane d’un concurrent. La Cour de cassation a récemment élargi le champ de l’abus de confiance aux informations transmises dans le cadre d’un audit de pré-acquisition (Cass. crim., 25 juin 2025, n° 21-83.384) – les biens immatériels sont désormais protégés au même titre que les fonds.
Le choix de la qualification et de la voie procédurale conditionne directement l’efficacité du recours. Une erreur de qualification initiale fait perdre un temps précieux.
Art. 313-1 du Code pénal – Escroquerie
« L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque. » 5 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.
Notre cabinet prend en charge
- L’analyse juridique des faits et la qualification de l’infraction
- La constitution du dossier de preuves et le dépôt de plainte
- La constitution de partie civile devant le tribunal correctionnel
- L’action en réparation devant le tribunal de commerce
- Les mesures conservatoires pour préserver les actifs (saisie conservatoire, séquestre)
- Le recouvrement des sommes détournées
Vous êtes mis en cause pour pratiques trompeuses
Accusation de tromperie sur la qualité d’un produit, mise en cause pour publicité mensongère, plainte d’un concurrent pour pratiques commerciales déloyales, poursuite du parquet après un signalement. La mise en cause d’un dirigeant ou d’une entreprise pour fraude commerciale peut avoir des conséquences lourdes : sanctions pénales, interdictions professionnelles, atteinte durable à la réputation.
Un point est souvent méconnu des dirigeants : la responsabilité pénale peut être retenue même sans participation directe aux faits. Un défaut de contrôle ou de supervision suffit. La personne morale est poursuivie, et son représentant légal avec elle.
La frontière entre les différentes qualifications est ténue. Tromperie, escroquerie, abus de confiance, pratiques commerciales trompeuses : chaque qualification répond à des éléments constitutifs distincts. L’analyse rigoureuse de la qualification retenue est le premier levier de défense.
| Qualification | Texte | Éléments constitutifs | Peine maximale |
|---|---|---|---|
| Escroquerie | Art. 313-1 CP | Manoeuvres frauduleuses ayant déterminé la remise de fonds | 5 ans + 375 000 EUR |
| Abus de confiance | Art. 314-1 CP | Détournement de biens remis à titre précaire | 3 ans + 375 000 EUR (7 ans si dirigeant) |
| Tromperie | Art. L.441-1 C. conso | Tromperie sur la nature, qualité ou origine du produit | 2 ans + 300 000 EUR |
| Pratiques commerciales trompeuses | Art. L.121-2 C. conso | Allégations fausses altérant le comportement économique | 2 ans + 300 000 EUR ou 10% du CA |
Nos axes de défense
- Contestation de la qualification retenue et requalification en infraction moins grave
- Démonstration de l’absence d’intention frauduleuse
- Contestation de la matérialité des faits ou des éléments de preuve
- Irrégularité des constatations et vices de procédure
- Négociation d’une réponse pénale alternative (composition pénale, CRPC)
- Audit de conformité pour prévenir le risque de récidive
Contrôle de la répression des fraudes
La DGCCRF dispose de pouvoirs d’enquête étendus : droit de visite des locaux, saisie de documents, prélèvement d’échantillons, consignation de produits. Un simple signalement sur la plateforme SignalConso peut suffire à déclencher un contrôle. Les constats dressés par les agents peuvent être transmis au parquet ou donner lieu à des sanctions administratives directes.
L’absence d’avocat pendant la phase de contrôle est une erreur fréquente. Les procès-verbaux serviront de base aux poursuites éventuelles. Chaque déclaration, chaque document remis peut être utilisé. Encadrer cette phase est essentiel pour préserver les droits de l’entreprise.
Art. L.121-1 du Code de la consommation
« Les pratiques commerciales déloyales sont interdites. Une pratique commerciale est déloyale lorsqu’elle est contraire aux exigences de la diligence professionnelle et qu’elle altère ou est susceptible d’altérer de manière substantielle le comportement économique du consommateur. »
Notre intervention dès le déclenchement
- Analyse immédiate de la notification de contrôle et de son périmètre
- Accompagnement pendant les visites et encadrement des échanges avec les agents
- Vérification de la régularité des procès-verbaux
- Contestation des mesures conservatoires (consignation, saisie)
- Négociation avec l’administration pour éviter la transmission au parquet
- Défense devant le tribunal correctionnel si des poursuites sont engagées